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Always - Sunset on The Third Street

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les avis de Cinemasie

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Manolo 3
Bastian Meiresonne 3.75
jeremiebarilone 3
cityhunter 3.75
Pikul 3.5
Inoran 3
tu0r 3.75


classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement

Soleil Noir

Avec "Always…", YAMAZAKI se retrouve propulsé à la tête d'une ambitieuse fresque, reconstituant méticuleusement un quartier pauvre dans le Japon de l'après-guerre (de la fin des années '50s). Bénéficiant d'un apparent important budget, le métrage débute par une impressionnante séquence d'ouverture, renchérit par quelques plans en CGI assez superflues (modèle d'avion, lézard mangeant un papillon de nuit, des oiseaux,…) avant de dérouler son attachante histoire. Débordant de nostalgie, le long métrage renvoie directement aux films "feel-good" des années '50s et '60s : tous les personnages sont souriants et gentils, il ne se passe que des choses positives et parfois on se croirait revenu du temps des pubs pour des appareils ménagers. Très loin des canons actuels du genre, il est presque agaçant d'assister à une telle avalanche de bons sentiments sans un voile de mélodrame, pessimisme et aucune goutte de sang – et en même temps, autant de bonheur donne chaud au cœur; l'alchimie prend. N'ayant aucun personnage principal, le film s'attache davantage à dépeindre une petite communauté, un microcosme au sein d'un quartier pauvre de Tokyo à l'ombre de la "Tour Eiffel tokyoïte" se construisant à quelques kilomètres. Les ravages de l'immédiat après-guerre commencent à cicatriser et la nouvelle génération ne veut plus entendre parler du passé, mais fixe l'avenir plein d'enthousiasme. Les histoires se multiplient selon un procédé de saynètes épisodiques (le film est l'adaptation d'un manga), souvent s'entremêlent sans que ne se passe rien de véritablement extraordinaire. L'équilibre entre la période et les films d'époque est merveilleusement tenu – jusqu'à la fin, qui se traîne d'un bon quart d'heure de trop avant de sombrer dans des inutiles versants noirs avant de vouloir revenir vers un trop-plein de bonheur; le dernier plan (sans spoiler) d'un magnifique coucher de soleil est d'ailleurs tout à fait caractéristique de cette inutile surenchère. Dommage. Reste une très belle bouffé nostalgique d'une époque résolument révolue et un joli effort de rendre hommage à un genre perdu par un jeune réalisateur que l'on pensait moins sensible en vue de sa filmographie passée.

16 juin 2006
par Bastian Meiresonne


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